Insécurité à Boissy : stop à la démagogie, la peur doit changer de camps !

Alors que des riverains de la Haie Griselle dénonçaient une fois de plus une fusillade dernièrement, des élus et responsables politiques se contentent de proposer une pétition.

 

Stop à la démagogie !

Après les propositions sous dimensionnées du maire (médiateurs, quelques caméras sans personne derrière, drone), une certaine intelligentsia politique qui s’oppose soi-disant au maire depuis tant d’années n’a eu d’autre proposition que de vouloir faire circuler une pétition faisant croire aux citoyens de son utilité pour régler le problème.

Cette idée est bien loin, voire très loin de pouvoir répondre aux problématiques actuelles. Que des citoyens exaspérés puissent le penser c’est tout à fait légitime, par contre que certains élus ou responsables politiques le laissent croire est d’une rare démagogie, aussi scandaleuse que l’angélisme et le laxisme du maire.

 

Une pétition pour quoi faire ? Adressée à qui ? Pour demander quoi ?

Face à des délinquants armés et déterminés, pensent-ils vraiment qu’une pétition fera le poids ? Et quand un habitant, adulte ou enfant se prendra une balle perdue, on allumera des bougies, on déposera des fleurs et on fera une marche blanche ? Pour recommencer ensuite par une autre pétition ?

 

L’inaction du maire exaspère les Boisséens !

Les Boisséens ont des raisons d’être en colère. Des années que tout ce petit monde se voile la face, laissant même le maire dire en plein conseil municipal que lorsque le BAC fait un passage dans la Haie Griselle, c’est de la provocation.

Lors de la dernière réunion de quartier, pas un membre de l’opposition pour s’offusquer de la réaction du maire « c’est pas de ma responsabilité, je vais voir avec le bailleur » face à la détresse d’une maman qui témoigne de ses vives inquiétudes pour la sécurité de ses enfants.

Personne pour reprendre le maire quand il dit que ce n’est pas sa faute, qu’il n’a rien vu, rien entendu et que notre ville est calme. Et personne encore pour s’offusquer de la réaction du maire face à la multiplication des coups de feu qui invite les habitants au calme et à laisser faire la justice en conseil municipal.

 

Le maire doit rendre des comptes

S’il fallait entamer une action dès à présent, plutôt qu’une pétition, nous proposons que les habitants de la Haie Griselle se déplacent massivement au prochain conseil municipal pour exiger que le maire rende des comptes… nous verrons si face à la colère il continuera à dire « qu’il faut rester calme » !

 

Le commissariat de Boissy fait ce qu’il peut

La police nationale est parfaitement consciente de la situation, ils font ce qu’ils peuvent et Boissy fait partie des villes où en mars dernier, il y a eu le plus d’infractions constatées pour usage et revente de stupéfiants. Mais la police nationale à elle seule ne peut plus tout. Et elle ne peut surtout pas grand-chose si le personnel politique achète la paix sociale en laissant faire.

 

La peur doit changer de camps

Il est temps, à Boissy, de mener une politique de tolérance zéro vis-à-vis des dealeurs et renforcer ainsi le travail de la police nationale. Notre ville doit faire plus en termes de tranquillité publique et la peur doit changer de camps.

Certaines villes, pas très loin de nous, mettent place des actions ultra dissuasives et une pression incessante sur les dealers, verbalisés par exemple sans arrêt par la police municipale pour des infractions mineures.

Le sentiment d’impunité commence lorsqu’il n’y a aucune sanction pour des incivilités mineures. Il est donc urgent d’augmenter les effectifs de la police municipale et de leur donner les moyens d’agir, y compris à la Haie Griselle, car en République, il n’y a pas de zone de non-droit.

Il faut également travailler de concert avec les bailleurs afin d’isoler les quelques personnes qui perturbent la vie du quartier à elle seule, responsabiliser les parents, travailler avec les éducateurs de rues, proposer des contreparties à nos jeunes en situation de décrochage…

Bien entendu, il ne faut pas oublier l’importance du travail de terrain toute l’année des associations et des initiatives citoyennes en les accompagnant et les renforçant dans leurs actions.